Dans un paysage entrepreneurial en pleine mutation, la question de la transmission d’entreprise se pose avec une acuité nouvelle. D’un côté, des milliers de dirigeants de PME souhaitent préparer leur sortie ou sécuriser leur patrimoine. De l’autre, une nouvelle génération d’investisseurs privés cherche à donner du sens à son capital en s’impliquant dans des projets concrets, humains et rentables.
Entre ces deux univers, le club deal se présente comme une solution élégante, flexible et de plus en plus pertinente. Moins rigide qu’un LBO classique porté par un fonds, mais tout aussi structuré, il repose sur une logique de partenariat entre le dirigeant fondateur, les investisseurs privés, et le sponsor de l’opération.
Qu’est-ce qu’un club deal ?
Un club deal est une opération d’investissement non coté, montée autour d’un groupe restreint d’investisseurs – généralement privés (entrepreneurs, family offices, cadres dirigeants) – réunis pour saisir une opportunité spécifique : reprise, transmission, croissance externe, OBO…
Le montage repose sur trois piliers : une entreprise cible saine, un dirigeant souhaitant rester impliqué, et un holding d’acquisition regroupant investisseurs, sponsor, et fondateur.
Une structure souple, sur-mesure
Le holding lève des fonds auprès d’un club d’investisseurs privés, recourt à un effet de levier bancaire raisonnable, et le dirigeant réinvestit une partie du produit de cession dans le holding. La gouvernance est organisée par un pacte d’associés clair, avec un horizon de sortie de 5 à 7 ans.
Un cadre réglementaire plus léger
Contrairement aux fonds réglementés, un club deal n’est pas soumis à l’agrément AMF ou aux règles AIFM. Cela permet une plus grande liberté contractuelle, des coûts de gestion allégés, une réactivité accrue dans les décisions, et un pacte d’associés taillé sur mesure.
Des investisseurs actifs, pas seulement passifs
Les investisseurs d’un club deal ne sont pas seulement des apporteurs de capitaux, ils apportent aussi expertise, réseau, accompagnement stratégique, et synergies potentielles. Cela crée une véritable intelligence collective au service du projet.
Un alignement d’intérêts renforcé avec le dirigeant
Le dirigeant réinvestit, conserve un rôle opérationnel et peut bénéficier de mécanismes de rémunération liés à la performance : ratchets, actions de préférence, bonus de croissance. Il peut ainsi obtenir des droits financiers supérieurs à sa part au capital.
`Exemple simplifié – sortie à 3,5x avec bonus de performance
Entreprise : PME BtoB rentable, 2 M€ d’EBITDA
Valorisation : 8 M€
Financement : 4 M€ de dette + 4 M€ en fonds propres
- Dirigeant réinvestit 1,2 M€
- Club d’investisseurs privés (y compris le sponsor) apporte 2,8 M€
Scénario de sortie au bout de 6 ans à 14 M€ de valeur equity
???? Grâce à une clause de surperformance, le dirigeant touche un bonus de 1 M€ au-delà de sa quote-part normale, pour avoir dépassé l’objectif d’EBITDA.
Tableau de répartition à la sortie :
|
Partie |
Investi |
% capital |
Part normale |
Bonus |
Sortie totale |
|
Club d’investisseurs (incl. sponsor) |
2,8 M€ |
70% |
9,8 M€ |
— |
9,8 M€ |
|
Dirigeant |
1,2 M€ |
30% |
4,2 M€ |
1 M€ |
5,2 M€ |
Le club deal est un partenariat entrepreneurial à taille humaine, conçu pour créer de la valeur dans la durée. Il offre une reprise structurée mais souple, une gouvernance bienveillante et efficace, et une vraie création de richesse collective.
À propos de Rightliens
Rightliens est spécialisé dans le montage de club deals pour la reprise et le développement de PME en qualité de sponsor structurant et investisseur dans certains cas. Nous concevons des opérations sur-mesure, en alignant les intérêts des dirigeants et des investisseurs privés avec une approche pragmatique, entrepreneuriale et orientée résultat.