Le marché mondial des fusions-acquisitions connaît un net rebond en 2026, porté par la baisse progressive des taux, le retour des fonds de private equity et la recherche de secteurs offrant visibilité et croissance durable. Parmi les verticales les plus dynamiques figure désormais l’éducation, et plus particulièrement les opérations entre l’Europe et l’Afrique.
Formation professionnelle, EdTech, plateformes d’apprentissage IA, enseignement supérieur privé : les investisseurs européens accélèrent leur présence sur un continent africain où les besoins éducatifs explosent. Dans le même temps, les entrepreneurs africains recherchent des partenaires capables d’apporter capital, structuration et développement international.
Cette convergence crée un marché particulièrement actif pour les opérations de M&A transfrontalières.
Longtemps considéré comme un secteur défensif, l’éducation attire aujourd’hui des investisseurs internationaux pour des raisons beaucoup plus offensives :
pénurie mondiale de talents ;
besoins massifs de reskilling ;
explosion de la formation numérique ;
montée de l’intelligence artificielle ;
croissance démographique africaine.
Selon HolonIQ, plus de 320 opérations de fusion-acquisition dans l’EdTech ont été recensées sur les douze derniers mois au niveau mondial. Les investisseurs privilégient désormais les acteurs capables de combiner technologie, rentabilité et déploiement international.
L’Afrique représente un terrain particulièrement stratégique. Le continent devrait accueillir près de 40 % des nouveaux apprenants mondiaux d’ici 2030, ce qui en fait l’un des plus importants relais de croissance du secteur éducatif mondial.
L’une des opérations les plus emblématiques du secteur reste l’acquisition du groupe espagnol Universidad Europea par le fonds EQT.
Le montant de la transaction est estimé à environ 2,2 milliards d’euros, faisant de cette opération l’une des plus importantes réalisées récemment dans l’enseignement supérieur privé européen. Reuters – EQT acquiert Universidad Europea
Cette transaction illustre plusieurs tendances fortes :
internationalisation des groupes éducatifs ;
montée des modèles hybrides présentiel/distanciel ;
valorisation des revenus récurrents ;
consolidation accélérée du secteur.
Les fonds considèrent désormais les plateformes éducatives comme des infrastructures stratégiques comparables à la santé ou aux services numériques.
En 2026, les investisseurs européens regardent l’Afrique avec un intérêt croissant. Le continent combine plusieurs avantages :
population jeune ;
pénétration mobile élevée ;
déficit structurel de formation ;
forte demande en compétences digitales ;
coûts de développement compétitifs.
Les opérations se concentrent particulièrement sur :
la formation professionnelle ;
l’apprentissage mobile ;
les plateformes de certification ;
les écoles privées ;
les outils d’IA éducative.
Cette dynamique favorise l’émergence de rapprochements stratégiques entre groupes européens et acteurs africains en forte croissance.
La société nigériane uLesson reste l’un des exemples les plus suivis du marché africain de l’EdTech.
La plateforme, spécialisée dans l’apprentissage mobile et les contenus éducatifs numériques, a levé plus de 15 millions de dollars auprès d’investisseurs internationaux, dont Tencent. Dai Magister – African EdTech
Le succès du modèle repose sur plusieurs facteurs :
accessibilité mobile ;
coûts réduits ;
forte scalabilité ;
réponse directe aux besoins éducatifs locaux.
Pour les investisseurs européens, ces plateformes représentent des cibles naturelles de partenariat, de prise de participation ou d’acquisition.
Le marché MENA devient également un axe majeur des opérations éducatives transfrontalières.
Plusieurs transactions importantes ont été observées autour :
des plateformes éducatives saoudiennes ;
des acteurs technologiques égyptiens ;
des solutions de formation corporate ;
des consolidations régionales dans l’EdTech. EDT&Partners – MENA EdTech Transactions
Cette région bénéficie :
d’investissements publics massifs ;
de fonds souverains très actifs ;
d’une proximité naturelle avec l’Europe ;
d’une forte volonté de transformation numérique.
Le corridor Afrique–Europe devient progressivement un véritable marché intégré de la formation et des compétences.
Le segment le plus actif en 2026 reste celui de la formation professionnelle et du reskilling.
Les besoins explosent dans :
l’intelligence artificielle ;
la cybersécurité ;
la data ;
les métiers techniques ;
les services numériques.
Les investisseurs privilégient les sociétés capables de former rapidement des profils employables et de travailler directement avec les entreprises.
Les critères de valorisation ont également évolué. Les acquéreurs recherchent désormais :
des revenus récurrents ;
des outils technologiques propriétaires ;
des KPI d’employabilité ;
une capacité de déploiement international ;
des modèles hybrides IA + humain.
Le secteur éducatif attire aussi de nombreux investisseurs ESG et family offices cherchant à combiner rendement financier et impact social.
L’éducation répond à plusieurs enjeux majeurs :
inclusion numérique ;
accès à la formation ;
montée en compétences ;
employabilité des jeunes populations ;
souveraineté technologique.
Cette convergence entre impact et rentabilité explique la forte résilience du secteur malgré les cycles économiques.
Les opérations Afrique–Europe dans l’éducation nécessitent un accompagnement spécialisé capable de gérer :
les enjeux réglementaires ;
les différences culturelles ;
les problématiques de gouvernance ;
les levées de fonds internationales ;
les stratégies de croissance externe.
Dans ce contexte, les banques d’affaires indépendantes jouent un rôle de plus en plus important.
Des acteurs comme RightLiens accompagnent dirigeants, investisseurs et entrepreneurs dans leurs opérations de fusion-acquisition, de levée de fonds et de rapprochements stratégiques dans des secteurs à forte croissance comme la formation et l’éducation.
Grâce à sa connaissance des transactions transfrontalières et à sa compréhension fine des enjeux entrepreneuriaux, RightLiens dispose aujourd’hui d’un grand savoir-faire pour structurer des opérations complexes entre l’Europe et l’Afrique et accompagner durablement les acteurs du secteur éducatif dans leurs ambitions de développement international.