Selon les données de l’Observatoire de la Fintech publiées par Les Échos (Rachel Cotte, 1er juillet 2025), les fintechs françaises ont levé 827 millions d’euros au premier semestre 2025, contre 627 millions à la même période l’année dernière — soit une hausse de 32 %.
Cette reprise confirme une dynamique positive amorcée dès 2024 (+20 %), traduisant une reconfiance progressive des investisseurs dans l’écosystème fintech tricolore.
Cependant, cette embellie s’accompagne d’une sélectivité accrue. Les opérations de petite taille se raréfient : seules 20 levées de moins de 5 millions d’euros ont été recensées sur les 48 opérations totales, contre 29 sur 52 un an plus tôt. Comme le souligne Mikaël Ptachek, président de l’Observatoire de la Fintech, « les investisseurs recherchent des projets plus matures et mieux structurés ».
Le premier semestre 2025 a été marqué par plusieurs levées de fonds majeures.
En tête, Younited, spécialiste du crédit à la consommation en ligne, a levé 153 millions d’euros lors de son entrée en Bourse via un SPAC — la plus importante opération du semestre.
Le segment de l’investissement s’impose comme le plus dynamique, attirant 181 millions d’euros (22 % du total levé). Parmi les opérations notables figurent :
73 Strings (53 millions d’euros), qui aide les fonds à valoriser leurs actifs non cotés ;
Flowdesk (48 millions), plateforme de tenue de marché crypto.
Ce secteur, relativement discret jusqu’en 2024 (87 millions d’euros sur l’année), démontre une capacité de rebond spectaculaire et un regain d’intérêt des investisseurs spécialisés.
L’Observatoire souligne que les perspectives demeurent favorables, portées par l’essor de l’intelligence artificielle, de l’open banking et du Web3.
Mais la prudence reste de mise : les incertitudes politiques françaises et le contexte économique mondial limitent encore la prise de risque.
Surtout, les fintechs doivent composer avec un environnement réglementaire européen de plus en plus complexe.
Le premier semestre 2025 a vu l’entrée en vigueur de :
la réglementation MiCA (Market in Crypto Assets), encadrant les cryptoactifs ;
le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), qui renforce la résilience cyber du secteur financier.
Selon François Faure, secrétaire général de l’Observatoire de la Fintech, le périmètre très large de DORA implique « un travail de cartographie titanesque » pour identifier et auditer les sous-traitants informatiques, souvent essentiels aux acteurs du secteur.
Les récents incidents, comme la cyberattaque du fournisseur Harvest, rappellent la dépendance des fintechs à leurs prestataires technologiques et la nécessité d’une gouvernance des risques robuste.
Malgré la volonté d’harmonisation réglementaire, des disparités nationales subsistent au sein de l’Union européenne.
Comme le souligne Cédric Cassini, Chief Commercial Officer de Treezor, « les entreprises qui veulent s’implanter dans plusieurs pays sont confrontées à des coûts réglementaires significatifs ».
Ces différences freinent la capacité de nos pépites françaises à se déployer rapidement à l’international, au moment même où la conquête de nouveaux marchés est essentielle pour leur croissance.
La reprise des levées de fonds marque une étape clé pour les fintechs françaises : la confiance revient, mais dans un cadre plus exigeant.
Les investisseurs privilégient désormais la solidité financière, la conformité réglementaire et la résilience opérationnelle.
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